
Et voilà, en 13 minutes,une petite retrospective des 24 H, édition 2006. En musique et en images, s'il vous plait !

Un constat unanime : les records d'affluence ont été battus. Le site de la salle polyvalente s'est véritablement rempli de visiteurs et de spectateurs entre 19 heures et 22 heures. Le concert de Yogan a produit l'effet escompté, il a drainé un public nombreux d'autochtones, mais aussi d'allochtones -d'autant plus faciles à repérer, qu'il paraît qu'à Mesnil tout le monde se connaît. Pour autant, le coup d'envoi a été donné dès 15 heures avec un florilège musical aux quatre coins des rues du village. Les Skaskettes, les Valseuses et le Honki Tonki Band se sont produits simultanément à différents lieux pour signaler aux habitants l'ouverture des 24 heures. Grimpés sur leur plateau de tracteur, leur 403 et leur car-frite, les groupes ont mis dans les rues un joyeux bazar, qui de l'avis de tous aurait mérité une meilleure organisation ... à repenser pour 2008 !

Cela étant dit, la randonnée Jeux de prairie a bien débuté à 16 heures et les participants ont pu écumer le finage entre deux parties de tir à l'arc, de questions ou de tir au but. Nos randonneurs sont rentrés vers 18 heures 30 à "la plaine derrière le club" et ont disputé la finale des jeux de prairie, avant que la commune offre l'apéritif, frappé par le Honki Tonki Band. Pendant ce temps, les 270 tartiflettes cuisaient dans le four à pain, après avoir été préparées par l'équipe cuisine dont les mérites ne sont plus à vanter. Discrète, elle ne recule devant rien, même pas l'épluchage des patates ou la confection des glaces. Quant aux enfourneurs-défourneurs, leur patience et leur savoir ont permis d'avoir à l'heure pile (20 heures) des tartiflettes chaudes et délicieuses, mangées avec appétit bien que la saison fut largement passée et la température ambiante élevée. Il faut dire que pendant ce temps, les Valseuses nous berçaient de leur musique fraîche, fluide et alerte. Le swing et le jazz manouche siéent parfaitement à la tartiflette par trente cinq degrés.

Une fois les tables dégagées, les spectateurs -dont la masse croissait pour notre plus grand bonheur- affluèrent sur le devant de la scène, puis sur les côtés, puis derrière. Yogan jouait et tout le monde dansait. Dernière preuve s'il en est de la bénignité de la consommation de tartiflette par trente-cinq degrés. A ce moment du récit, une question nous brûle les lèvres : combien de personnes ont assisté à ce concert ? Entre 700 et 1000 selon les estimations. Toujours est-il que fourchette haute ou fourchette basse, verre plein ou verre vide, il y eut du monde et que ce concert a fait grand bruit.
A 23h30, 600 spectateurs sont restés pour assister au spectacle son et lumière proposé par un régisseur lumières qui n'en veut. "C'est pas du Jean-Michel Jarre", nous avait dit un journaliste local. Non, puisque c'était une création originale. "C'est artisanal", avait-il poursuivi. Oui, ça a été préparé avec passion et talent. 100 000 watts, 4,5 kilomètres de câble et 96 heures de montage ont été nécessaires pour donner à ce spectacle toute son envergure. A grands renforts de kilowatts et de kerdane, une équipe d'artistes bénévoles a monté un son et lumière taillé sur mesure pour l'église et le jardin du presbytère.

Le final en forme d'apothéose a été un grand moment d'émotion pour tous les mesnillats qui ont entendu leurs sacrées cloches tinter à l'unisson de la bande son originale. C'est qu'un sonneur de cloches s'était perché là-haut, jouant du marteau tandis que des lumiéres rougeoyantes et une fumée abondante jaillissaient des abats-son. Au sol, des jongleurs et cracheurs de feu en faisaient voir de toutes les couleurs aux premiers rangs de spectateurs, alors que ceux du fond désespéraient qu'ils s'assissent.
Retour à la salle polyvalente où on s'apprête à partir pour la randonnée nocturne. 13 kilomètres, c'est un peu long, mais heureusement, l'omelette a donné du tonus à la soixantaine de marcheurs. A leur retour à 3h30, le bar à mine tournait encore, et quelques zicos improvisaient sur la scène. C'était tout de même l'heure creuse et il est resté de la soupe à l'oignon. Les choses sérieuses ont repris vers 7h30, alors que les barmens lavaient leur zinc en bois et que les technos installaient le plateau des Skaskettes et de Djakline. La randonnée solidaire pour le 10 de cœur a eu un succès très moyen, pour ne pas dire décevant (la faute à l'heure ?).

A 11h45, les Skaskettes attaquaient sur scène par une chaleur intense. Loin de leur public troyen, ils ont bien plu aux quelques 200 personnes qui restaient sur le site, même si de l'avis de quelques Anciens "ça fait trop de bruit". N'empêche que leur fraîcheur nous a bien fait plaisir. Ensuite, pendant le couscous, Djakline, le groupe du cru a enchaîné avec ses reprises préférées et ses airs à boire ou à danser.
Les randonnées bières du monde et vertes ont suivi, et les marcheurs se sont retrouvés au jardin botanique de la Brisatte. Vers 16 heures, tous les bénévoles et visiteurs se sont retrouvés autour du fil rouge, magnifique point fleuri complété au fil du week end par les randonneurs qui ont glané au détours des chemins creux les fleurs des champs qu'ils rencontraient. Ces fleurs s'ajoutaient à celles déjà apportées par nos jardiniers aux mains d'or et ont inspiré tous ceux qui ont bien voulu peindre leur morceau de toile. Pendant que la fête se terminait, les percussionnistes de l'atelier batucada arrivaient et coloraient le paysage de sons exotiques et toniques bien agréables alors que la fatigue et le cafard nous assaillaient. Le spectacle de théâtre se terminait. Le décor était idéal pour rassembler tous les bénévoles disponibles pour une photo de groupe. Moment spécial et émouvant pour plus d'un d'entre nous qui avons réalisé que nous avions fait de grandes choses. Deux ans de préparation pour une fête pareille, c'est énorme et en même temps facile à tenir lorsqu'autant de bonnes volontés sont conjuguées.

Au total, cinq concerts gratuits et un spectacle son et lumière ont rassemblé 1000 spectateurs. Malgré la chaleur et le match de foot, l'affluence a été spectaculaire (à notre échelle bien évidemment). Les 100 bénévoles de l'Association Culturelle de Mesnil -Saint -Loup ont rempli parfaitement leur mission dans la bonne humeur. Nous remercions tous ceux qui ont oeuvré dans les commissions frites, cuisine, buvette, point info, four à pain, publicité, animation, sécurité, gros bras, pendant deux ans, le jour J, et le lundi 3 juillet. Merci à tous ceux qui ont donné de leur temps, de leurs bras, de leurs pieds et de leur énergie pour que ce week end de fête puisse avoir lieu. Merci aux mangeurs de pizzas et de galettes. Merci aux sapeurs pompiers bénévoles. Merci à la municipalité de Mesnil Saint Loup pour son soutien financier, moral et matériel qui a été déterminant pour la réussite de notre projet. Merci à tous ceux qui soutiennent de près ou de loin notre action. Au delà du contenu du festival, c'est bien une certaine idée du "vivre ensemble" qu'ils promeuvent avec nous. Le cumul des énergies et des volontés a permis d'offrir à 1000 personnes un week end de fête gratuit. Encore une fois, on va dire que Mesnil est un isolat ... mais combien d'isolats ont déjà vu déferler 800 personnes en une soirée ?
les 24 heures - Février 2008 - Association Culturelle de Mesnil Saint Loup